En forme de croix latine et de style néogothique, avec clocher extérieur et chœur accosté de deux chapelles dont l’une sert de sacristie.

Histoire :

C’est en 1581 que la famille de Rosmar, alors propriétaire du château, fit construire une chapelle privée qui fut cédée à la trève suivant l’acte du 28 octobre 1656, ainsi qu’un terrain pour le futur cimetière. La famille de Guébriant fait agrandir la chapelle en 1838 et érige un clocher. Malgré toutes ces reconstructions, la vieille église menace de s’effondrer et en 1874 le Vicomte de Guébriant décide d’en reconstruire une nouvelle. La construction de l’édifice s’étale sur 10 ans (de janvier 1874 à août 1884). La première pierre fut bénite le 27 septembre 1874. L’église fut consacrée par Mgr Siciliano di Rende (nonce apostolique - ambassadeur du Vatican – et archevêque de Bénévent en Italie), l’évêque de Saint-Brieuc Mgr Augustin David et Mgr d’Hiéropolis (Turquie) le 2 août 1884. Une plaque de marbre située dans l’église (transept est) rappelle cette consécration.

En 1874, en reconstruisant l’église de la commune, on trouva sous le dallage de l’ancienne une belle pierre tombale sculptée en haut relief représentant Guy de Rosmar, Seigneur de Kerdaniel et de Coatmohan, en chevalier du XVè siècle, portant son écusson sur la poitrine et sa miséricorde (dague) entre les jambes. Sa femme, Jeanne Le Noir dame de Bringolo, est en longue robe et a également son écusson sur la poitrine. Les pieds des deux personnages sont appuyés sur un lion et une levrette. Des angelots supportent les coussins sur lesquels reposent les têtes. Ce gisant fut placé en 1910 sur un soubassement rectangulaire et il fut gravé tout autour une inscription qui permet d’identifier les personnages.

L’église devient propriété de la commune en application de la loi de séparation de l’église et de l’état du 9 décembre 1905.

Suite à de nouvelles rénovations, et après quelques années de fermeture au public, l’église Saint-Jean-Baptiste a pu retrouver ses fidèles en décembre 2007.

Patrimoine :

  • Sur le mur extérieur côté est, armes anciennes de Pierre de Rosmar, Seigneur de Kerdaniel (à gauche) et de sa femme Françoise de Larmor (à droite).
  • Le portail date de 1882 (sceau de l’agneau dans le tympan du portail).
  • Blason des de Guébriant-Durfort au dessus du portail.
  • Fonts baptismaux de marbre blanc (1846).
  • Autel de Marie au transept ouest et autel du Sacré Cœur au transept est.
  • Fresque représentant l’apparition de Jésus après sa résurrection aux disciples d’Emmaüs (transept est).
  • Fresque  représentant la visitation de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth.
  • Chemin de croix (1842, Aîné Loyer, peintre à Etables).
  • Plaque en marbre à la mémoire des fondateurs de l’église (transept ouest).
  • Plaque de marbre rappelant la consécration de l’église (transept est).
  • Plaque de marbre offerte par les habitants en reconnaissance de l’édification de l’église (transept est).
  • Maître-autel avec effigie de Jésus Christ.
  • Statue de St Michel terrassant le dragon au dessus du porche d’entrée.
  • Piéta représentant la Vierge Marie avec son fils, au pied de la croix, avant la mise au tombeau.
  • Lustre aux pampilles de verre.
  • Armoiries  aux clefs de voûte (voir ci-après).
  • 3 cloches (2 grosses et 1 petite).
  • Monument aux morts en bois sculpté.
  • Crypte de la famille de Guébriant sous l’église (transept ouest).
  • Calvaire du XVIIè s dans le cimetière.
  • Calvaire dressé en 1884 surplombant le cimetière.

Les curés de la paroisse :

  • ? Rivoallan
  • 1774 ?-1786 : Gabriel Mordellet
  • 1789-1791 : François-Marie Le Goff
  • 1791 : Jean Le Friec (vicaire constitutionnel)
  • 1792-1794 : Etienne Soulas
  • 1844 – 1863(64) : Yves Corlouer
  • 1863(64)-1886 : Le Bourhis
  • 1886 : Cathou
  • 1886-1922 : Yves Kerambrun
  • 1922-1925 : de Loz
  • 1925-1928 : Guillou
  • 1928-1929 : Delaunay
  • 1929-1931 : Le Roy
  • 1931-1941 : Le Corre
  • 1941-1955 : Mathurin Gauthier
  • 1955-1982 : Joseph Omnès


Armoiries aux clefs de voûte :

 

Vue d’ensemble du bourg d’après le cadastre napoléonien établi en 1828. La nouvelle église n’a pas encore été érigée (noter l’orientation différente des deux édifices). A noter également l’existence de 2 moulins (celui du rozieau et de saint Jean). Le tracé du futur chemin vers Châtelaudren est indiqué en haut à droite. La partie inférieure droite de ce plan va sérieusement évoluer vers 1850 : construction du nouveau château et de son parc…

Stéphane Barbier – Jean-Yves Le Goff

 

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